LETTRE 9-2010 AAAF - Rapport d'étape
Avec l'aimable autorisation du Président de la commission Sigma de l'Association Aéronautique et Astronautique de France
INTRODUCTION :
La France est le seul pays où la collecte des Phénomènes
Aérospatiaux Non Identifiés (PAN) et l’étude scientifique ont
été confiées à partir de 1977 à un organisme civil officiel, le
Cnes via un groupe d’études, le GEPAN.
Les sources d’information du GEPAN proviennent principalement
de protocoles d’accord signés avec le Cnes, la
Gendarmerie Nationale, la Direction Générale de l’Aviation
Civile (DGAC), l’Armée de l’Air et Météo France. Depuis 2005, le GEPAN a ajouté à ses missions classiques
une composante informationnelle en devenant le GEIPAN, le
Groupe d’Etudes et d’Informations des Phénomènes
Aérospatiaux Non Identifiés.
La 3AF en tant que société savante dans les domaines aéronautique,
spatial, et de défense s’est donc sentie tout particulièrement
concernée par ces phénomènes si « singuliers » et
a entendu pouvoir répondre de la manière la plus objective
possible à un certain « flou » d’information.
C’est ainsi que sous l’impulsion de Michel SCHELLER, président
de la 3AF, il a été décidé de créer un groupe de
réflexions spécifiquement dédié à cette question et de mettre
sur pied la commission 3AF/PAN devenue récemment
SIGMA/3AF.
Depuis 2 ans, les travaux de cette commission avancent significativement
tout en recherchant la meilleure articulation
possible avec les organismes officiels existants tels ceux
mentionnés plus haut.
Son activité se traduit par la publication d’articles dans La
Lettre 3AF dévolus aux témoignages de première main, à des
analyses de documents officiels de tous ordres, à des synthèses
de sources diverses dont Internet ainsi que des conférences
à travers la France et des interventions à la radio.
LA SITUATION ACTUELLE EN FRANCE
Plusieurs organismes officiels, groupements d’études et de
réflexions ainsi que des associations diverses participent de
près ou de loin depuis des années en France à l’étude des PAN.
A ce jour, SIGMA en a recensé une bonne douzaine :
Le GEIPAN
Localisé à Toulouse dans le bâtiment du Cnes dont il dépend,
le Groupe d’Etudes et d’Informations sur les Phénomènes
Aérospatiaux Non Identifiés précédemment appelé GEPAN
puis SEPRA est le plus vieil organisme gouvernemental civil
dédié à cette recherche.
Pour mémoire, rappelons que le GEPAN avait été créé en
1977 faisant suite à une étude réalisée – déjà – par d’anciens
auditeurs de l’IHEDN afin de mettre sur pied un organisme de
recherche sur ces mêmes phénomènes.
Depuis le début de 2009, Yvan BLANC, en charge auparavant
de projets scientifiques divers et d’astronomie, dirige ce
service.
Sa cellule de travail, légère, composée de quelques personnes,
se trouve en liaison avec une soixantaine d’IPN
(Intervenants de Premier Niveau).
Le GEIPAN a pour tâche de récolter les témoignages, archiver
les documents afférents tout en informant le public et de se
pencher sur des axes de recherches scientifiques spécifiques.
Le rythme annuel de PV (Procès Verbaux) reçus est de
l’ordre de 200.
Le COMETA (COMité d’ETudes Approfondies)
Créé en 1995 à l’initiative du général D. LETTY (2 S), cette
association d’anciens auditeurs de l’IHEDN - une vingtaine officiellement-
s’était illustrée par la sortie de son rapport public
fin juillet 1999 tiré à 70.000 exemplaires sous le titre : « Ovnis
– A quoi doit-on se préparer ? ». (G. S. Press Communication,
juillet 1999). (Voir également [1]). Ce rapport, remis au
Président de la République et au Premier Ministre de l’époque,
aurait fait l’objet, à sa parution, de critiques venant de l’establishment
militaire et notamment des 51 et 52ème sessions de
l’IH pour lesquelles il ne pouvait s’agir que de billevisées, d’élucubrations
fumeuses. Il fût par ailleurs épinglé par la presse
parisienne…
Aux dernières nouvelles, ce groupe de travail ne souhaitant
pas se faire remarquer et refusant de se faire comparer aux
traditionnels groupes ufologiques français a préféré travailler
dans une totale discrétion. Cela dit, il est curieux – et en
même temps très encourageant pour la France – que le
Cometa soit plus connu et apprécié à l’étranger – surtout aux
Etats Unis – qu’en France comme nous avons pu le constater
à Washington l’année dernière. Nous savons également que
certaines des méthodes d’approche du Cometa ont été
reprises par d’autres pays et notamment ceux de l'Amérique
du Sud.
La DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure)
Par définition, il ne nous paraît pas concevable qu’un tel
Service de près de 5.000 personnes ne dispose pas au moins
d’une cellule de veille dédiée à cette recherche.
De source personnelle, elle existerait bien depuis le début des
années 60 c'est-à-dire depuis 50 ans tout de même !..
La DCRI (Direction Centrale des Renseignements
Intérieur)
Un contact entre des membres de la Commission SIGMA et
des membres de sa direction est prévu au cours du second
semestre 2010.
La DGA (Délégation Générale pour l’Armement)
Cette institution réunirait tous les ingrédients tant humains que
techniques pour entreprendre des recherches approfondies
dans ce domaine si singulier compte tenu de son exceptionnel
tissu de compétences scientifiques : ses équipes pluridisciplinaires
de grande qualité et ses laboratoires de pointe peuvent
être mis à contribution à tout moment.
Si la DGA a eu accès à des informations sensibles ou même
à des éléments physiques de récupération, il est probable
qu’elle se trouve très en avance par rapport à SIGMA
en ce qui concerne certains aspects du problème (pour le cas de Trans en Provence par exemple (voir [2]), il s’agit notamment du détail des analyses réalisées dans le sol sous la trace et celle des débris métalliques recueillis.
Le SGDN (Secrétariat Général de
la Défense Nationale)
Un document officiel circulait voici maintenant
presque 6 ans faisant état de
personnalités de haut niveau détachées
à l’étude des PAN au sein du SGDN.
La mention d’habilitation indiquée sur le
document était relative non seulement
aux OVNIs mais également aux OANIs
(Objet Aquatique Non Identifié) et cela en
toutes lettres.
Eu égard au contexte de nos recherches,
ce document nous apparaît
comme éminemment instructif surtout
en ce qui concerne les Objets Aquatiques
Non Identifiés pour lesquels nous
manquons d’éléments concrets.
La DGGN (Direction Générale de
la Gendarmerie Nationale)
Cette institution forte de plus de
100.000 personnes est à la base même
de la collecte des procès verbaux des
témoins d’observations inhabituelles.
L’expertise et la qualité du travail de la Gendarmerie Nationale ne sont plus à établir en matière de recueil d’observations et de témoignages. En effet, lors de l’affaire de Valensole du 1er juillet 1965 - atterrissage d’un engin-, l’enquête de terrain et le rapport établi, le tout ayant été diligenté par la Gendarmerie Nationale, avaient été en tous points remarquables et cela même 12 ans avant les procédures établies par le GEPAN pour leur protocole d’enregistrement.
L’Armée de l’Air
Forte de 65.000 personnes et agissant
en tant que capteur d’observations
aériennes, l’armée de l’air bénéficie systématiquement
des enregistrements des
pistes radar pour le recensement des
observations dans les cas sensibles.
La DRM (Direction du
Renseignement Militaire)
Situé à Creil dans l’Oise, cet organisme
fort de 1.500 personnes avait invité MM.
BOUDIER et GRESLE le 1er février 95 pour
une conférence tenue devant plus de 50
officiers supérieurs.
Un compte rendu avait été établi ensuite
par l’équipe DRM (voir en encart, la couverture
et le sommaire de ce document).
La DGAC (Direction Générale
de l’Aviation Civile)
Un contact est en cours qui sera développé
au cours du second semestre 2010
Les Groupements Ufologiques
Au nombre de 45 sur 90 départements
métropolitains, ces groupes contribuent
de façon significative à l’étude du Parex
(Paramètre extérieur) en collectant directement
des témoignages de première
main.
Le CSD (Le Conseil Scientifique
de Défense)
Situé au sein de l’Ecole Militaire, ce
conseil est dirigé par l’Ambassadeur de
France, Francis GUTMANN. Cette cellule
de réflexion serait susceptible d’être opérationnelle
sur le sujet étudié par SIGMA.
SIGMA/3AF
Dernière née des organisations afférentes
aux PAN, cette commission technique a
été mise sur pied officiellement le 15 mai
2008 sous l’impulsion du président de la
3AF, Michel SCHELLER.
Pour terminer ce tour d’horizon de la
situation en France, voici la planche résumant
l’organigramme officiel de nos
Services de Renseignement où toutes
les synthèses convergent au 55 rue du
faubourg St Honoré.
Lettre N°9 - 2010 :
Editorial
Rapport d'Etape - Introduction - La situation actuelle en France
LE BILAN DE SIGMA
Implications militaires du phénomène des OVNI
LES CAS FRANÇAIS LES PLUS SIGNIFICATIFS
CONCLUSIONS PROVISOIRES
Articles complémentaires:
