CONCLUSIONS PROVISOIRES
En exclusivité et avec l'aimable autorisation du Président de la commission Sigma de l'Association Aéronautique et Astronautique de France
Pour tous ceux qui connaissent l’ensemble du dossier nous
n’apportons rien de bien nouveau depuis le 1er octobre 2008
et nous le regrettons tous un peu.
Les rencontres très fructueuses dont nous avons parlé nous
ont beaucoup apporté, malgré la discrétion de nos interlocuteurs.
En effet, tous connaissaient, avant de nous recevoir, les
éléments sur lesquels nous avons fondé nos réflexions et nos
recherches. Aucun ne les a critiqués, aucun n’a proposé de
méthodologie alternative, tous nous ont en fait encouragés à
continuer.
Il est probable que tous les organismes officiels dont nous
avons rencontré les responsables ont depuis longtemps tiré
les mêmes conclusions que nous. Nous espérons même que
beaucoup sont allés bien au-delà de ce que nous allons vous
rappeler.
Aucun phénomène naturel ne peut rendre compte de la majorité
des rapports d’observation accompagnés de détections
électromagnétiques réalisées par un ou plusieurs radars. Les
services de la défense et de la circulation aérienne générale
ont été confrontés, un certain nombre de fois, un peu partout
dans le monde, à des incursions aériennes inconnues ou à des
phénomènes artificiellement provoqués. Les documents que
nous avons évoqués lors de notre présentation du 1er octobre
2008, en particulier la synthèse du général TWINING [6],
adressée le 23-09-1947 au commandant de l’Air Materiel
Command, ne disaient pas autre chose.
D’autres éléments confirmés par des documents officiels,
comme les survols répétés des installations de l’Atomic Energy
Commission de 1948 à 1952 [7], la déprogrammation de missiles
intercontinentaux en 1967 [8] et, plus récemment, des
interférences délibérées avec des avions de ligne, comme à
Bariloche en Argentine, confirment notre hypothèse5.
Le comportement de ces engins au cours de rencontres avec
des avions de chasse ou des intercepteurs – certains ont participé
à de véritables combats tournoyants aux USA – suggère
qu’ils sont pilotés, téléguidés ou dirigés par des automatismes
particulièrement perfectionnés.
Les observations réalisées depuis 1946 suggèrent que certains
engins utilisent une technologique inconnue. Cependant,
nous n’avons pas suffisamment analysé les documents et
témoignages disponibles. Nous nous contentons, pour l’instant,
de citer quelques exemples :
• des accélérations longitudinales dépassant 10 g ont
été mesurées, en Belgique, par des intercepteurs de la force
aérienne en 1989, 90 et 91 [9]. Nous reprendrons les données
enregistrées dès que nous en disposerons ;
• des accélérations importantes au moment du départ
d’engins venant d’effectuer un vol stationnaire, furent plusieurs
fois notées par des témoins civils. Des accélérations
et décélérations inusuelles, des arrêts soudains, ainsi
que des virages extrêmement serrés avaient été détectées
simultanément par deux radars et observées par des
témoins au dessus de Washington DC, les 19 et 26 et 29 juillet
1952 [10]. Les échos radar de ces objets furent en outre
décelés brièvement sur leurs radars de bord par les équipages
des intercepteurs lancés à leur poursuite ;
• une forme inconnue de sustentation ne faisant pas appel
à la réaction d’une masse projetée vers le bas – comme c’est
le cas pour les avions, les hélicoptères et les fusées – a été
notée à plusieurs reprises, en particulier dans les cas de Transen-
Provence [janvier 1981] et de l’Amarante [octobre 1982].
Elle fut manifestée par certains des engins impliqués dans le
survol de la Scandinavie pendant l’été de 1946 (voir le document
Hillenkoetter [11]). Plusieurs témoins en France, en
1954, avaient observé dans le ciel des engins statiques de
grande dimension [12]. Il convient d’insister sur le fait qu’aucun
appareil aérien de construction terrestre n’est capable de ce
genre de performances ;
• des vols à très faible vitesse d’engins de grandes
dimensions souvent triangulaires, furent observés à très
basse altitude par des dizaines d’automobilistes en 1989 et
1990 en Belgique [13];
• le 5 novembre 1990 [14], en France, entre 18:45 et
19:15 de nombreux « appareils » de formes variées furent
observés, et même filmés [15], sur deux itinéraires principaux
: de la pointe du Finistère à Strasbourg, et du pays
Basque à Nancy en passant par le Massif Central. Les observations
allaient du triangle portant des lumières à la partie inférieure,
à un fuselage allongé de plus de deux cents mètres de
long, dépourvu d’ailes (Gretz-Armainvilliers). Un silence inhabituel
fut noté pendant la plupart de ces manifestations ;
• une vitesse de 2300 km/h en vol horizontal a été signalée
par les radars finlandais en 1946 [16]. Des vitesses de l’or- LA VIE DES COMMISSIONS TECHNIQUES
10
N°9 OCTOBRE 2010
LA VIE DES COMMISSIONS TECHNIQUES
dre de MACH 5 à relativement basse altitude – 9 à 10.000
mètres – ont été mesurées par un avion de ligne en 1966, au
sud ouest de Buenos Aires [17]. En juillet 1994, les radars de
la circulation aérienne, à la verticale de Détroit, mesurèrent
une vitesse du même ordre de grandeur à une altitude légèrement
supérieure. Cette dernière observation [18] fut confirmée
par trois équipages d’Air France, de Lufthansa et
d’Olympic Airways. Du fait de l’échauffement cinétique des
bords d’attaque et d’une traînée élevée, ces performances
sont pratiquement hors de portée des aéronefs militaires
actuels,… ce qui était encore plus vrai en 1966 ;
• une forme particulière de furtivité a pu être vérifiée en
ce qui concerne l’observation simultanée d’un disque aérien de
grande dimension par le commandant de bord Duboc et son
équipage, ainsi que par une station radar de la défense
aérienne [19]. Alors que le disque observé avait visuellement
disparu pour l’équipage d’Air France il continuait à être détecté
par les radars militaires. Dans d’autres cas, les engins restèrent
clairement visibles pour les observateurs mais sans apparaître
sur les écrans radar. Ce fut le cas, semble-t-il, pour une
partie des observations réalisées le 5 novembre 1990 ;
• la supériorité aérienne des engins concernés, si engins
il y a, est telle qu’aucune des nombreuses interceptions qui ont
été déclenchées contre eux, aux États-Unis par exemple, n’a
permis d’abattre l’un ces appareils. En revanche, ils sont réputés
avoir causé la destruction de plusieurs avions américains
lancés à leur poursuite, vers la fin des années quarante [20].
Ils paraissent capables de violer en toute impunité les espaces
aériens les mieux défendus du monde.
Les caractéristiques évoquées suggèrent que, dans de nombreux
cas, les appareils détectés loin d’être non identifiés, sont
parfaitement reconnaissables par les organismes de la
défense aérienne, comme relevant d’une technologie très
en avance par rapport à la nôtre. [Les trajectoires saccadées
à angles droits et des descentes en feuille morte sont
connues depuis les années cinquante. Des vitesses considérables
à des altitudes relativement basses apparaissent dans
plusieurs documents (La Paz par ex. [7] ). Ce sont presque des
signatures !
Nous n’avons pu obtenir aucune indication sérieuse quant à
l’origine des phénomènes aérospatiaux faisant l’objet de nos
recherches. Les éléments technologiques que nous avons
retenus sont confirmés par de nombreux documents militaires,
de plus rares synthèses et des textes de loi (comme JANAP
146 (voir par exemple [4], p. 132)). Ils permettent d’élaborer
quelques suppositions sur les aéronefs en question, qui ne
semblent pas pouvoir appartenir à une technologie terrestre
identifiable aux époques où ils furent observés.
Avant de réexaminer des hypothèses déjà proposées, nous
pouvons rejeter toutes les thèses ignorant les éléments du
dossier tombés dans le domaine public. En particulier, celles
qui ne tiennent aucun compte des rapports militaires déclassifiés
ou omettent sciemment de citer une partie des témoignages
[voir par exemple le rapport “Air Force Research
concerning the Roswell incident”, Col. Weaver, juillet 1994].
Nous estimons devoir rejeter la thèse d’une origine terrestre
de toutes les observations réalisées depuis la seconde guerre
mondiale. En effet, si une nation du globe avait pu mettre au
point secrètement une armada d’engins exotiques tels que
ceux qui sont observés depuis plus d’un demi siècle, les
moyens d’analyse logistique et stratégique disponibles
auraient très rapidement permis de l’identifier. Les survols illégaux
dont elle se serait rendue coupable auraient d’ailleurs
constitué autant de casus belli.
De ce fait, l’hypothèse centrale (d’une possible origine extraterrestre)
proposée par le rapport COMETA ne peut pas,
aujourd’hui encore, être prise en défaut et demeure parfaitement
crédible. De nombreux documents et éléments étudiés
par les rédacteurs de ce rapport la confortent. Nous avons
donc retenu, parmi quelques autres, mais seulement à titre
d’hypothèse de travail, l’éventualité que la plupart des engins
observés puisse avoir une origine non terrestre.
La commission SIGMA n’a pas, pour l’instant étudié le problème
des communications, s’il en est, entre des êtres humains et des
êtres hypothétiques mettant en oeuvre les engins aériens et
spatiaux détectés dans l’environnement terrestre.
Cependant, le survol répété de 1948 à 1949 de toutes les
bases américaines où les armes atomiques étaient construites
et stockées, pourrait être considéré comme un message
transactionnel clair et une menace implicite. Il en va de même
pour les déprogrammations confirmées de missiles intercontinentaux
à Malmström AFB dans le Montana, le 16 mars 1967,
par exemple, alors qu’un engin lumineux de la taille d’un B-52
survolait le site à très basse altitude.
Il reste possible que certains groupes humains, la plupart des
services de renseignement des pays les plus performants du
monde et quelques responsables politiques, possèdent des
informations auxquelles nous n’avons pas eu accès pendant nos
recherches. Ces informations pourraient concerner, entre
autres, des éléments physiques – matériaux inconnus, épaves
plus ou moins complètes, spécimen biologiques, films et photos,
contacts directs avec certains responsables des incursions
constatées – qui constitueraient autant de preuves recevables.
Chacun sait que le gouvernement des États-Unis est réputé
détenir, depuis l’été 1947, de tels éléments. Plus de trente affidavits
– déclarations sous serment ayant valeur de preuve juridique
dans les pays anglo-saxons – affirment que la récupération
d’éléments matériels a bien été réalisée en juillet 47, au
Nouveau Mexique, par les forces armées américaines. Ils sont
reproduits et traduits dans plusieurs ouvrages (voir par exemple
[4], [8]…).
CONCLUSIONS
Au cours de nos enquêtes nous avons rencontré plusieurs personnes
qui étaient parvenues, grâce à l’étude de documents et
de livres, aux mêmes conclusions que nous. Ce fait ne nous a
pas du tout surpris. La somme des informations ouvertes sur
le sujet qui nous intéresse est telle que toute personne
patiente et sachant lire l’anglais – ou disposant de la traduction
des documents les plus importants – doit pouvoir tirer des
conclusions personnelles très similaires aux nôtres.
De ce fait, nous pensons qu’une mise à la disposition du public
de tous les éléments du dossier – en tout cas ceux qui peuvent
être divulgués sans menacer la défense nationale – représenterait
une alternative préférable à une annonce prématurée.
Elle permettrait à ceux qui le désirent d’arriver à des conclusions
personnelles fondées. Ceux qui se sentiraient menacés
par la nature même de ce sujet pourraient continuer à s’en
désintéresser.
Comme vous pouvez le constater, si nous avons réellement
progressé dans l’évaluation des données dont nous disposons,
nous ne sommes toujours pas en mesure d’être très affirmatifs.
Des pans entiers du problème restent dans l’ombre,… ce
qui le rend d’autant plus passionnant.
Bibliographie
[1] « Cometa. Les ovnis et la Défense – A quoi doit-on se préparer
? ». Edition du Rocher, 2003.
[2] Note technique GEPAN N°16 : « Enquête 81/0 - Analyse
d’une trace ».
[3] Jean-Gabriel Greslé – « Documents Interdits. Ce que savent
les Etats-Majors. 2004 », Editions Dervy, ISBN : 2-84454-274-3.
[4] Jean-Gabriel Greslé – Extra Terrestres. Secret d’Etat. 2010,
Editions Dervy, ISBN : 978-2-84454-621-0.
[5] Note Technique GEPAN N°17 : « Enquête 86/06
– L’amarante ».
[6] Cette synthèse de l’Air Materiel Command, destinée au
général commandant l’Army Air Force apparaît pour la première
fois en APPENDIX R du rapport CONDON, pages 894 et 895
de l’édition Bantam de janvier 1969, n° 553-04747-195.
[7] Références du survol des installations nucléaires par des
engins et des phénomènes inconnus :
1. Rapport La Paz : un document de 44 pages : « Headquarters
United States Air Force, Washington - File No : (28-8)-28
Summary of Observations of Aerial Phenomenon in the New
Mexico Area » December 1948 – May 1950.
2. Une autre référence est représentée par la lettre d’accompagnement
de ce document : File No (24-8)-28, du 25May 1950.
Même intitulé que le rapport et adressé à Brigadier General
Joseph F. Caroll, Director of Special Investigations
Headquarters USAF XWashington 25, DC.
3. Une autre source est représentée par des documents du
Counter Intelligence Corps : « FORM OR-514 (April 1950)
Incident Report AEC Patrol (deux pages); CIC, FAO # 8, P.O.
Box 379, Knoxville Tennessee, 17 october 1950. OBJETCS
SIGHTED OVER OAKRIDGE » (trois pages); Plus 18 pages
de la même source qui couvrent la période du 18 octobre au 2
novembre 1950.
[8] En ce qui concerne les déprogrammations de missiles intercontinentaux
par des disques volants en 1967, la référence la
plus complète est : FADED GIANT de Robert Salas et James
Klotz copyright 2005 ISBN 1-4 196-0341-8. Cet ouvrage
contient en annexe 68 pages de documents déclassifiés reproduits
en fac-simile.
[9] Interview du général Wilfried de Brouwer commandant de la
Force Aérienne Belge au moment des faits.
[10] Observations au dessus de Washington DC, les 19, 26 et 29
juillet 1952 :
1. The UFO Encyclopédia – John Spencer for BUFORA
(British UFO Research Association) Headline Book
Publishing 1991. Page 409, Washington “Flap” : “Among the
many radar visual sighting were a significant number tracked
by the nearby Andrew Air Force Base.”
2. Aussi, l’ouvrage du capitaine Ruppelt « The Report on
Unidentified Flying Objects » cité par Allen Hynek dans
« Nouveau rapport sur les O.V.N.I. » pages 22 et 23 :
« Lorsque les radars de l’aéroport national et de la base
aérienne de Andrews détectèrent, la nuit suivante, des UFO au
voisinage de la capitale fédérale… »
3. Aussi le témoignage de Jean Gabriel Greslé, repris dans
« Extra-terrestres. Secret d’Etat » Editions Dervy 2010, pages
11 à 12.
[11] « Report on Guided Missiles sent from Soviet Controlled
Territories over Scandinavian Territories »: Document TOP
SECRET serial nr. 39-8-46 monograph index guide nr. 8C4
5900 du 13 août 1946. § 5: “A supersonic speed ( a non official
evaluation of the Headquarters of the Finnish Air Forces places
this at 2800 kilometers per hour)”; § 6, ligne 3: …one report
mentions “An engine ressembling a huge cigar”. Ce document
est signé par le Lt Commander C. A. Rocheleau et par Cpt. R.H.
Hillenkoetter chargé de sa diffusion. Ce dernier, devenu directeur
de la CIA l’année suivante, est le plus connu, d’où le nom,
parfois donné mais peut être abusif, de « document
Hillenkoetter ».
[12] Surnommé “le grand cigare des nuées” plusieurs observations
de ce type ont été réalisées en France pendant la vague de
1954. Voir par exemple dansMystérieux objets célestes de Aimé
Michel, préfacé par le général Chassin, Robert Laffont éditeur,
p 29, le paragraphe intitulé : « Le Grand Cigare Vertical »
[13] Voir les deux volumes de « Vague d’OVNI sur la Belgique »
édités par la SOBEPS. Organisme chargé par le général de
Brouwers, déjà cité, d’enquêter auprès des témoins au sol. Les
triangles se déplaçant à basse altitude et à faible vitesse représentent
une majorité des cas rapportés par les civils. L’un d’eux est
même photographié sur la couverture.
[14] Sur la soirée du 5 novembre 1990, il existe des témoignages
civils, recueillis par la gendarmerie comme celui de J. Greslé et
de ses élèves à Gretz Armainvilliers. Il est détaillé dans « OVNI
un pilote de Ligne parle » Guy Trédaniel éditeur 1993 ISBN : 2-
85707-555-3 : pages 226 et 227, avec croquis et calcul.
[15] Même remarque mais, la revue « Lumières dans la nuit »
Editée par Joel Mesnard comporte de nombreux exemples relevés
cette nuit là entre 18h 45 et 19h 15.
[16] Déjà cité dans [11]: § 5 “A supersonic speed ( a non official
evaluation of the Headquarters of the Finnish Air Forces places
this at 2800 kilometers per hour)”
[17] Observation effectuée par un équipage d’Air France et
transmise à la Commission Condon (Commandant de bord :
Colonel Barbanchon, copilote Jean-Gabriel Greslé), reprise dans
« OVNI un pilote de ligne parle », déjà cité, pages 12-13.
[
18] Observation effectuée par un équipage d’Air France
(Commandant de bord : Jean-Gabriel Greslé) et confirmée par le
radar du contrôle aérien de Détroit USA et par deux autres
avions de ligne. Voir « OVNI un pilote de Ligne parle », déjà
cité, pages 13-16.
[19] Témoignage du Commandant Duboc. Vol AF 3552 du 28
janvier 1994 à 13h12, verticale de Coulommiers, dans VSD Hors
série juillet 1998, page 23.
Lettre N°9 - 2010 :
Editorial
Rapport d'Etape - Introduction - La situation actuelle en France
LE BILAN DE SIGMA
Implications militaires du phénomène des OVNI
LES CAS FRANÇAIS LES PLUS SIGNIFICATIFS
CONCLUSIONS PROVISOIRES
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